Priorité au futur : pourquoi les investisseurs institutionnels ont le devoir d’atténuer les risques et les impacts liés au changement climatique

10 septembre 2026

Le changement climatique constitue un risque systémique qui menace considérablement la stabilité économique, la performance financière des portefeuilles d’investissement à long terme, et les conditions de vie de leurs bénéficiaires. Pour les investisseurs institutionnels, limiter le changement climatique fait donc partie intégrante de leur devoir fiduciaire. Ils doivent donc utiliser tous les outils à leur disposition pour réduire les émissions de gaz à effet de serre dans l’économie réelle, pour rester au plus proche de l’objectif 1,5 °C.

Key findings:

  • Le changement climatique risque d’entraîner des pertes économiques importantes, pouvant atteindre jusqu’à 50 % du PIB d’ici la fin du siècle. Par ailleurs, sans une décarbonation accélérée, les valorisations boursières mondiales pourraient chuter de près de 40 % à cause des impacts climatiques.
  • Le réchauffement planétaire affecte directement les conditions de vie des bénéficiaires actuels et futurs des investisseurs institutionnels, notamment l’accès aux biens et services essentiels tels que la santé, l’alimentation, l’eau, l’énergie et les transports.
  • Pour agir dans le meilleur intérêt de leurs bénéficiaires, comme l’exige leur devoir fiduciaire, les investisseurs institutionnels doivent donc prendre des mesures pour atténuer les risques et les impacts liés au changement climatique. Cela implique de privilégier la stabilité économique et financière à long terme plutôt que la performance financière à court terme.
  • Concrètement, les détenteurs d’actifs doivent cesser d’allouer de nouveaux capitaux aux développeurs de nouveaux projets d’énergies fossiles, renforcer leur engagement avec des votes d’opposition, influencer leurs gestionnaires d’actifs externes, et soutenir des politiques climatiques ambitieuses.