Le plus gros investisseur au monde, BlackRock, a annoncé sa première politique concernant le secteur du charbon en janvier 2020.

Celle-ci consiste à exclure les entreprises minières tirant plus de 25% de leurs revenus du charbon, mais elle comprend une faille majeure: elle ne s’applique qu’aux investissements actifs de ce colosse financier, laissant de côté 75% de ses activités.

Cette limitation se reflète dans le montant du désinvestissement, de 500 millions de dollars, l’équivalent de celui d’AXA en 2015 qui avait adopté un seuil d’exclusion à 50% pour les mêmes entreprises, alors qu’AXA est un bien plus petit acteur financier que BlackRock.

BlackRock a aussi annoncé qu’il rejoignait le CA100+. On ne peut que s’en réjouir tant le bilan du gestionnaire d’actif est désastreux en matière de vote sur les résolutions climat déposées en Assemblée générale. Encore faut-il que cet engagement soit suivi d’effets. La prochaine saison des Assemblées générales sera déterminante pour juger de la sincérité de son engagement.

Enfin, BlackRock a annoncé une batterie de nouvelles mesures pour “renforcer l’intégration de l’ESG” dans la gestion active”, ou “développer l’offre ESG et durable” au niveau de la gestion passive. Les vocables utilisés étant trop larges pour permettre une véritable évaluation et un suivi des engagements pris, espérons simplement que leur longueur n’a pas pour fin de cacher la vacuité de leur contenu.

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