
Catastrophes naturelles : éviter la crise de l’assurabilité en France
En 2025, 52% des coûts liés aux évènements climatiques extrêmes dans le monde n’ont pas été assurés, et sont donc restés à la charge des sinistrés, particuliers comme collectivités mais aussi des finances publiques. En France, l’intensification des catastrophes naturelles met en danger le système assurantiel. Reclaim Finance a ainsi souhaité analyser la santé financière de dix des plus grands assureurs et réassureurs européens, dont certains sont présents sur le marché français.
Key findings:
- Entre 2010 et 2024, le résultat net moyen des (ré)assureurs privés étudiés a augmenté de plus de 60 %.
- Malgré l’intensification des événements climatiques extrêmes, les dividendes versés par les (ré)assureurs cotés étudiés ont augmenté de 40% en 10 ans.
- Depuis 2016, AXA, Allianz et Generali ont chacun généré plus de 250 millions d’euros de bénéfices par an sur leur branche française dommages aux biens, malgré des catastrophes naturelles de plus en plus coûteuses.
Les besoins financiers, en plus de ceux nécessaires pour la prévention des risques, sont considérables : selon France Assureurs, les dommages globaux causés par les événements climatiques extrêmes en France risquent de doubler d’ici 2050. Or, les citoyens, les collectivités territoriales et la Caisse centrale de réassurance font déjà face à des difficultés financières marquées, de nouvelles sources de financement doivent être mobilisées afin d’éviter une socialisation accrue des pertes climatiques.
Dans un souci de justice sociale et face aux résultats exceptionnels présentés par les grands assureurs, Reclaim Finance appelle les pouvoirs publics à les mobiliser davantage pour la prévention des risques naturels et la réparation des dommages.