Pour les investisseurs, il est essentiel d’influencer les entreprises afin de refléter leurs propres engagements, de garantir la gestion des risques et le respect des obligations fiduciaires. Les dommages causés par le changement climatique et la destruction de la nature, qui s’aggravent à un rythme effrayant, rendent cette nécessité plus urgente que jamais. Cependant, si les détenteurs et les gestionnaires d’actifs mettent souvent l’accent sur leurs activités d’engagement en faveur du climat, il existe un écart préoccupant entre l’importance accordée à celles-ci dans les discours et la réalité des mesures prises ou leur impact sur le comportement des entreprises. La réglementation peut jouer un rôle clé pour aider à combler ce fossé. En effet, les limites et les incertitudes actuelles concernant les droits des actionnaires contribuent notamment à réduire la capacité d’engagement et l’efficacité de cet engagement. Dans cette note, Reclaim Finance identifie les modifications à apporter à la directive européenne sur les droits des actionnaires (SRD) II (directive 2017/828) afin de lever ces obstacles: un « Say on climate » obligatoire, une soumission plus facile et plus sûre des résolutions aux assemblées générales annuelles, et une transparence accrue sur les pratiques des gestionnaires d’actifs, des détenteurs d’actifs et des conseillers en vote.