Interrogé par les parlementaires anglais, le nouveau Gouverneur de la Banque d’Angleterre, Andrew Bailey, a annoncé son intention d’exclure les énergies fossiles de son programme de rachat d’actifs.
Cette annonce, qui fait suite aux positions de l’ancien Gouverneur Mark Carney – connu pour ses actions fortes sur le climat – et à la mobilisation de nombreuses ONG menées par Positive Money, est une étape importante dans la réduction de l’impact climatique de la politique monétaire de la Banque.
Elle pourrait mener à une refonte du programme de rachat d’actifs anglais et de la liste de collatéraux.
Rappelons qu’aujourd’hui, les opérations monétaires des banques centrales contribuent fortement au financement des entreprises fortement émettrice de gaz à effet de serre. Ainsi, 63% des rachats de titres d’entreprises pratiqués pour la Banque Centrale Européenne concerneraient les entreprises les plus polluantes. Par ailleurs, la liste des collatéraux acceptés par les banques centrales contre refinancement n’inclut aucun critère environnemental.
Dans ce contexte, la volonté anglaise marque une rupture avec le principe de neutralité de marché, un précédent qui devrait servir d’exemple dans le cadre de la révision stratégique de la BCE.
Si cette annonce est bien loin d’être suffisante pour garantir une politique monétaire au service du climat, la Banque de France gagnerait à s’en inspirer, tant sur ses propres opérations et portefeuilles que dans le cadre de son influence auprès de la BCE.
Plus d’informations : Andrew Bailey announces crucial steps towards climate-friedly Bank of England
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